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 Raid sur les Manufactorum du nord.

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MessageSujet: Raid sur les Manufactorum du nord.   24.03.08 0:52

Les indigènes apellent cette contrée Vandea. Sa côte froide, sombre et poussiéreuse était pour eux un enfer constant ; alors que pour les sombres comploteurs et scarificateurs de Commoragh, ce spectacle tenait davantage du conte d'enfance. Le sol recouvert de neige grise, noirâtre, fut secoué lorsque la porte Warp, coupée par les agents d'Ulthwé il y a quelques semaines déjà, fut rallumée par une décharge d'énergie noire et corrompue, et qu'un vortex torturé y naquit. La neige et la glace fondirent sous l'effet de la chaleur émise par cette énergie malsaine. Si les secousses s'arrêtèrent au bout de quelques poignées de secondes, le vortex resta clair et stable, et il en fut ainsi pendant plusieurs heures.


Luc Asanov et Kyril Valgan n'étaient pas vraiment aux anges lorsqu'ils s'apprêtèrent à gravir la colline pentue et couvert de crasse où se situait l'épicentre de ce séisme infime survenu il y a trois heures. Le front était situé bien plus au sud, mais pensez-vous... Le Caporal Koram les avait envoyé là-bas seuls, soucieux de ne pas se salir davantage, tranquilement calé dans son bunker fissuré de la ligne arrière. L'Etat-Major paniquait pour un rien actuellement, et lorsqu'un lieu comme Vandea était menacé... Les Manufactorum... Tout ce qui faisait l'intérêt de cette région se trouvait là-dedans, alors pensez donc, un danger potentiel près des précieuses raffineries du nord... Y avait pas à cogiter.
Les deux Gardes entreprirent l'ascension de l'aspérité géographique avec plus ou moins d'empressement, tout en maugréant contre leurs supérieurs qui, une fois de plus, les envoyait faire le sale boulot. Ils se demandaient comment leur petit duo était encore entier, après les séries de désamorçages de mines en plein combat, les reconnaissances kamikazes et les charges forcenées contre des Space Marines qui leur offrait comme réponse un mur impénétrable de céramite et de bolts. Ah tiens, en y pensant, c'était l'heure du troisième assaut de l'après-midi. Ils étaient bien, en fin de compte, à compter les flocons noirs loin à l'arrière.
" Aaaah. J'arrive. Encore un effort. Ouf ! "
" Si seulement on n'avait pas ces transpondeurs, on pourrait attendre dans une auberge et mentir en rentrant. "
" Tu parles. On serait trop libres. "
" Tu parles comme un hérétique. "
" Je te parie que l'Inquisition m'aurait déjà fait brûler si j'étais resté sur Cadia, et... Oh... Attends voir... "

Valgan força sur ses bras pour se hisser un peu plus rapidement sur le sommet de la pente, et se trainer sur le plat. Pas trop tôt. Mais ce qu'il avait cru apercevoir était trop important pour être laissé, ainsi, sans examen. Derrière, Asanov pinaillait un peu et tentait de le raisonner en pensant qu'il avait vu un des rares animaux mutants encore en vie bouger.
" Tu sais si on les massacre tous, bientôt, on nous enverra plus les chasser pendant des jours alors que les mecs se font massacrer au front. Heeey ! Tu m'écoutes ou quoi ? "
Aucune réponse. Le Cadien se dépêcha un peu, se promettant qu'il allait passer un savon à son voisin de tranchée et de galère pour l'avoir laissé ainsi, seul et sans soutien. Mais une fois le sommet atteint et alors qu'il s'apprêtait à crier, l'index droit levé autoritairement et pointé vers l'avant, il resta bouche bée. Personne. Mais une lueur sombre et pesante miroitait là-bas, à deux pas, derrière la bute. Il n'avait jamais rien vu de tel, excepté sur Cadia, lorsqu'il était enfant.
" Et merde, c'est le Warp... "
Soudain paniqué, le Garde se saisit de son Triplex et tourna sur lui-même un instant, le canon pointé dans toutes les directions, de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite. Sa respiration était galopante, son souffle rauque, son coeur cognait dans son torse. Il devait partir. Mais Kyril ? Où était-il ? Mort ? Vif ? Etait-il parti lui aussi ? Ses questions semblèrent recevoir une réponse lorsqu'il entendit son ami supplier derrière la butte. Ca ne dura qu'une fraction de seconde. Il y eut le son de l'armure brisée, puis un râle de douleur poussé par une gorge remplie de sang. Les cris lancés par Valgan se prolongèrent. Il semblait davantage même terrorisé que torturé. Ses plaintes poussaient dans les aigüs et suppliaient qu'on le laisse mourrir. Asanov faillit émettre un rire nerveux en pensant qu'il n'aurait jamais cru son ami capable de pousser si loin dans les aigüs, mais il avait trop peur pour bouger le petit doigt, ou même parler. Il ne savait plus quoi faire. Il n'osait même pas se retourner, de peur de croiser la mort en face.

Le bourreau s'éternisa et l'horreur dura une minute. Une minute qui sembla être une éternité. Lorsque les hurlements stoppèrent enfin, c'est là qu'Asanov se sentit encore le plus menacé. Il savait que le meurtrier viendrait le chercher. Peut-être rodait-il toujours. Par l'Empereur ! Cette optique lui glaçait le sang, plus encore que le vent qui se levait. Mon Dieu, mon Dieu, ne cessait de suppliquer le Garde solitaire au fond de lui, paralysé par l'incertitude et l'idée d'une fin prochaine.
Il suppliquait si fort qu'il crut soudain avoir parlé à voix haute, car il entendit les mêmes suppliques aussi sûrement qu'il entendait le cahotement régulier des Basilisk malgré la distance en tendant l'oreille.
" K-k-Kyril ?! "
" Luc... Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... "

Sans prendre le temps de réfléchir, le Cadien se précipita vers l'endroit d'où provenait la voix étouffée de son camarade. Ce qu'il vit en atteignant le sommet de la butte le remplit d'horreur. Autour du corps, la neige noirâtre avait pris une teinte cramoisi. L'horreur qui l'avait saigné avait ouvert ses poignets et tranché derrière ses genoux jusqu'aux tendons, Un trou béant avait perçé son plastron, et ses tripes intactes avaient été sorties du ventre et étalées un peu partout autour de lui, épongeant la crasse et la faisant s'écouler dans son système digestif, pendant que l'air nocif commençait à percer des trous dans certaines parties du cours de l'intestin. Un goût de bile arriva à la gorge de Luc, sans qu'il lui vienne l'envie de vomir. Le sang avait coulé de cette bouche, mais plus à présent. Celui qui l'avait ainsi torturé savait ce qu'il faisait. Horreur et damnation. Ce n'était pas là l'oeuvre d'un de ces bouchers de Marines renégats, comme ceux qui avaient emporté la moitié des hommes et des pères de Cadia il y a déjà des décennies. Celui-ci était non seulement plus raffiné, mais encore plus pervers.
" Merde, Kyril, qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?! Empereur, protégez-nous... "
Tremblant de tout son être, le Garde agrippa son Triplex à s'en rendre les articulations blanches sous ses gants, et ce malgré le froid, et avança presque à genoux vers la dépouille. Il prit le pouls de Kyril et se rendit compte qu'il n'était pas encore prêt de mourrir. Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! Que devait-il faire, maintenant ? Le soldat lacéré regurgita un caillot de sang et reprit la parole.
" Par tous les Saints, Luc, achève-moi... Et tire-toi d'ici... "
" Non, non, non... "
" Luc... Kof-kof ! On n'a pas le temps... Ils sont là, ils vont nous massacrer... "
" Qui, Kyril, qui ? "

Le pauvre blessé régurgita une nouvelle fois un petit peu de sang et chercha à reprendre son souffle. Un instant que Luc mit à profit pour lever la tête et voir cet insoupconnable portail xeno. C'était ça, cette lumière... Ca qui crachait ces horreurs ! Il sut néanmoins qu'il était trop tard pour rapporter tout cela aux autres lorsque Kyril se mit à hurler comme un damné. Un non horrifié. Son bourreau était là. Un rire dépravé tonna au-dessus de ce vacarme, et une lame transperça Luc en coupant en deux sa colonne vertébrale, pile entre deux vertèbres lombaires.
" Décidément, ils sont si mignons. Si nombreux. Et leurs âmes sont si... délectables ! "
Luc eut le temps de voir la lame ressortir de son ventre avant de sentir une piqure dans la nuque. La douleur le submergea vite, et il poussa un horrible cri d'agonie sans pouvoir bouger. Il s'écroula dans la neige sale, et s'y étouffa bien avant de mourrir du venin qu'on lui avait inocculé.


Ce jour maudit où deux vétérans miraculés mourrurent sans même pouvoir riposter, tout le nord de la contrée baigna dans le sang.


Le Seigneur de Guerre Asheron, coiffé de son heaume cornu et noir, et paré de son armure mêlant signes occultes noirs, et plaques rouges et jaunes vives, tous en moelle spectrale, était en train d'effrayer distraitement une ancienne Soeur de l'Ordre du Calice d'Ebène, réduite en esclavage lors d'un raid quelconque, où ses pirates avaient rencontré une forte résistance de la part de cet adversaire inattendu. Il pouvait encore se remémorer le massacre, même s'il n'aurait su dire sur quelle planète cela avait eu lieu. Un massacre majestueux où ces pathétiques donzelles pleines de fierté s'étaient heurté à ses guerriers et à une garde conséquente de Décapiteurs. Elles avaient été coincées par les Cérastes de sa chère et défunte Ormana, avant que les Mandragores, déchaînés et avides de sang, plongent dans la masse démoralisée et coincée, incapable de se donner le martyr, pour faire couler le sang et déverser leurs âmes aux nimbes de l'oubli. Un festin. Toutes les survivantes blessées avaient été laissées aux plus bas désirs de la troupe, mais celle-ci avait été leur meneuse, et son corps intact aux charmes délicieux n'avait manqué d'attirer la convoitise du Seigneur de Guerre. On lui jalousait encore cette prise, malgré son ancienneté toute relative. Il avait fallu beaucoup de temps et d'habiles tortures physiques, sexuelles et morales, pour la faire plier. Mais il avait fini par comprendre que le meilleur moyen de la détruire était de lui faire miroiter la mort, tout en lui faisant comprendre qu'elle ne saurait l'atteindre avant longtemps. En se rendant compte qu'elle était le jouet de ce xeno pervers et cruel, l'ancienne guerrière vierge avait fini par fondre pathétiquement en larmes, et elle était maintenant aussi docile que n'importe quelle autre. Ou presque. Elle gardait un rien de défiance, ce qui la rendait plus intéressante encore. Elle chercha d'ailleurs, cette fois encore, à écarter la pique de torture qui faisait office de menace. Las de cette arrogance, il lui pointa la pointe de l'outil dans l'épaule et laissa quelques impulsions d'énergie l'assomer avant d'en revenir à ses affaires.
" Les éclaireurs sont longs ! Que se passe-t-il... Anarin !! "
Le grondement sonore et colérique de l'impatient chef pirate attira l'attention du dit Anarin, le Tourmenteur de l'expédition et son second dans cette affaire. La silouhette rachytique à l'armure rouge sang et aux étoffes jaunes vives se faufila furtivement entre les Maraudeurs, Raiders, Raptors, Hellions et autres Talos qui attendaient là, impatients et sur le point d'exploser de fureur sous l'effet de l'attente. Il ne voulait pas d'une révolte ou de mécontentement sur les bras avant même d'arriver sur cette minable et putride Kronus. La peau aussi pâle que celle des morts, l'expert leva la tête avec dédain vers la structure du Trône de destruction de son maître, le Bacchanales. L'appareil était plus grand que la moyenne, signe d'une richesse non négligeable. Sur deux niveaux, le navire de piraterie imposait par sa longueur avant tout. Sur la proue, les trois canons habituels menaçaient toute opposition d'une avalanche de mort. La pointe s'étendait sur deux mètres, sans compter la lame énergétique qui l'ornait, longue d'un peu plus encore. Sur quatre mètres, des esclaves sexuelles et des supppliciés se serraient, tentant de trouver la chaleur et la protection aussi loin que possible du trône en lui-même, qui dominait sur une estrade ornée de motifs démoniaques. Le trône était noir, serti de motifs jaunes et rembourré de coussins écarlates. Les cornes du casques étaient reproduites en grand format à son sommet, et sur la queue du flotteur, qui devait elle s'étendre sur trois à quatre mètres, même le pilote profitait d'un confort enviable. Un niveau inférieur contenait une petite réserve de suppliciés et de jeunes femmes, surveillée par un Décapiteur zélé. Deux passerelles, sur les flancs, protégées par des rampes forgées, portaient encore deux lances de ténèbres, et pouvai accueillir une escouade de guerriers, qui attendait, elle aussi, par trinomes. Le navire était très ornementé. Bien sûr, le nez blindé et les flancs étaient écarlates, bariolés de rainures jaunes. Mais même la structure apparente était décorée et forgée et tenait des meilleurs artistes de Commoragh.
Anarin se mit sous l'appareil et attendit. Un halo lumineux l'éleva vers le niveau des geôles, et le Tourmenteur prit un des escaliers du flanc. Encore un de ces gadgets exotiques du Seigneur de Guerre... Il jeta un oeil à la pointe du canon de classe Faucheuse Noire qui, chargé d'énergie, n'attendait qu'un signal de son maître pour commencer la moisson d'âmes. Il arriva devant la silouhette surélevée et malsaine du maître de l'opération, qui piquait la peau d'une esclave étourdie pour qu'elle se relève et obéisse enfin.
" Besoin d'aide avec cette mignonne ? "
" N'as-tu pas mieux à faire ? "
" Oh, si, Seigneur. Ordonnez et j'accomplirai. "
" Ces répliques sont pour les esclaves ! Sois franc ! "
" Très bien... "
Le Tourmenteur prit une inspiration et la perversité malsaine qui l'inondait vint naturellement dans son regard. " Les hommes s'ennuient. "
" Et moi aussi. Que font les éclaireurs ? Si ces foutus Mandragores se sont attardé pour commencer le festin sans nous... "
" ... Sans aucun doute. Et je préconise un exemple. Puis-je oser réclamer de l'exécuter ? "
" Comme tu le veux, Anarin, du moment qu'ils hurlent et fassent comprendre à tous ce qu'il en coûte de gâcher mes proies. Désires-tu voyager à bord du Bacchanales, et profiter d'un de mes petits jouets ? "

Le Seigneur de Guerre tendit la main vers un jeune Tau enchaîné, à la peau grise tuméfiée et lacérée, aux plaies suintantes et encroutées. Le Tourmenteur ne put retenir un frisson d'exultation en s'imaginant le plaisir que cela serait de travailler un peu son art sur une ébauche déjà bien avancée. Il s'imaginait déjà faire de cette boucherie peu ordonnée une véritable apothéose à l'art de la souffrance, et recueillir l'âme encore pétrifiée de sa victime.
" Avec plaisir. "
Et dans sa voix résonnait le sadisme des séances d'amusement sanglant à venir.
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MessageSujet: Re: Raid sur les Manufactorum du nord.   24.03.08 2:02

Un à un, les appareils de la Cabale de la Violation se mirent en route et s'élevèrent. Ils passèrent par la grande porte Warp devant laquelle ils attendaient déjà depuis des heures. Dans les Raiders qui transportaient guerriers et cérastes, les armes cognaient le plancher de métal blindé, faisant gronder une cacophonie infernale et discordante, qui s'éteignait juste avant le passage par le vortex grand ouvert. Un à un, les appareils passèrent le portail. Imposant et terrifiant, le Bacchanales poussa en dernier ses turbines. Dans un tonerre assourdissant, des flammes rougeâtres prirent vie, et le navire se mit en branle avec une vitesse que l'on n'aurait pu soupconner pour un appareil blindé aussi grand et aussi lourd. Il disparut à son tour, et laissa le silence baigner dans la plaine noircie et baignée d'énergie maléfique de Commoragh où, à peine une minute plus tôt, toute une armée s'était rassemblée.

Cinq Mandragores étaient à bonne distance, cachés, près de leurs victimes et fiers de leur oeuvre, jouant avec des membres déchirés de leur enveloppe originelle et mordant nerveusement dans les chairs à vif dans leur soif de meurtre. Les envoyés avaient perdu toute trace de conscience durant leur longue reconnaissance, et étaient soumis à une transe primale et incontrôlable comme en étaient animés certaines de ces goules dénuées d'inhibitions. Lorsque les navires arrivèrent, elles remarquèrent à peine le changement et continuèrent encore leur oeuvre quelques dizaines de secondes avant de se retourner vers leurs congénères. C'est lorsqu'ils reconnurent la dernière silouhette, celle du Bacchanales, le navire personnel de leur maître Asheron, qu'ils se détournèrent enfin de leur festin, de ces loques affreusement mutilées et à l'apparence encore vaguement humaine sur lesquelles ils s'étaient amusé autant que possible.
Leurs voix déraillées et criardes tonnèrent presque à l'unisson.
" Humains ! Mon-Keigh ! Plein, plein ! Là-bas ! "
Ils pointaient vers les raffineries à l'horizon, alors que le soleil diffusait ses derniers rayons. Cette face de la planète entrerait bientôt dans sa phase norcturne. A ces lattitudes, l'astre disparaissait au sud pour des mois. Dans cette aura crépusculaire, l'effet horrifique serait parfait. Alors que le Seigneur de Guerre hochait la tête en estimant le plan à adopter, le Tourmenteur Anarin s'avança à la proue et félicita longuement les Mandragores avant de les inviter à monter sur le pont. Les créatures se précipitèrent. Aux pieds d'Asheron, les esclaves s'inquiétaient, faisaient les gros yeux et certains commençaient déjà à vouloir changer de tactique en cherchant le plus de sécurité possible aux pieds de leur maître, cruel et sans pitié. L'ancienne Soeur de bataille, qui était prénomée Alina, se résigna même à obtempérer malgré sa fierté, et vint s'asseoir entre les jambes couvertes de plaques de moelle spectrale du chef pirate. Asheron avait une certaine préférence pour les Humains et les Eldars. Très souvent, les autres espèces comptaient avant tout parmi ses jouets. C'était le cas de ce Gretchin qui avait été enlevé à ses premiers tortionnaires pour en trouver un bien pire. Lorsque lui aussi chercha à approcher, la corne qui ornait la pointe du pied d'Asheron vint lui percer le ventre, et la créature chancela sous la douleur et tomba du Bacchanales dans un cri de terreur. C'est alors que les Mandragores déboulèrent sur le pont. Asheron fut prendre sur lui pour leur sourire et leur exprimer une reconnaissance simulée.
" Mes félicitations, serviteurs ! Vous êtes des exemples ! "
A ces simples mots, les pirates s'engaillardirent et se regardèrent tour à tour, agités de spasmes qui imitaient ceux d'un rire. Ils lorgnaient sur les esclaves. Denrée rare et convoitée, dont les plus beaux spécimens ne se trouvaient que dans les geôles des maîtres. Aucun doute qu'ils désireraient une récompense. Asheron eut bien vite une idée qui le conforta dans l'esprit qu'il n'avait pas, dans sa brève période creuse, perdu de son talent de manipulateur.
" Pour vous prouver ma reconnaissance pleine et entière, laissez-moi vous offrir l'occasion de profiter de ma favorite, Alina. Vous pouvez tour à tour vous en satisfaire, mais je tiens à la récupérer sans dommage irréparable. "
Les Mandragores ne se firent pas prier pour s'exécuter. La jeune femme, ancienne membre supérieure de l'Adepta Sororitas, ne s'était pas attendu à tomber aussi bas. Elle avait compris qu'il ne s'agissait que d'une manoeuvre pour les occuper, mais elle n'aurait jamais imaginé servir de leurre à une bande de détraqués immondes, surtout pas pour ce genre d'occupation. Elle fut saisie, menée au centre du pont, et disparut au milieu des sombres Eldars corrompus qui se disputaient déjà le droit de primauté. Asheron fit alors signe à Anarin, qui se mit en mouvement depuis la proue d'où il n'avait pas bougé. Alors que la pauvre Alina commençait déjà à hurler des douleurs qu'on lui infligeait, le Tourmenteur fit le tour du cercle de condamnés. Puis, il étira son bras ganté et activa les lames énergétiques de son gantelet. Si les Arlequins des souches Eldars encore pures étaient les plus magnifiques danseuses de l'univers, les Tourmenteurs avaient leurs propres danses macabres et mortelles, plus axées sur la mutilation que les attaques léthales. Il ne fallut que huit secondes à Anarin pour voleter autour de l'assemblée et se figer à nouveau, à son point de départ. Les Mandragores se figèrent, puis, une à une, perdirent la tête. Les boîtes craniennes ensanglantées tombèrent sur le pont, sur l'esclave abusée qui cria et se précipita d'un bout à l'autre du pont, cherchant un abri, un secours. Asheron l'assoma à nouveau pour qu'elle se taise, et ordonna qu'on jette les cadavres par-dessus bord. Qu'on les découpe en parts à peu près égales, et qu'on en jette un à chacun des appareils de l'expédition. Que la troupe venge sa frustration sur les dépouilles de ces stupides retardataires.

Lorsque la distribution des dépouilles eut été accomplie, que les esclaves eurent regagné leur place au milieu d'une mare de sang et que la vengeance des hommes eut fini de se déchaîner, le Seigneur de Guerre prévint que ce sort attendrait tout imbécile assez stupide pour retarder ses plans. Puis il envoya, enfin, les appareils sur les Manufactorum du nord de la côte. Il était fini de s'amuser avec les esclaves et les hommes. Il était temps de commencer la grande moisson. D'autant qu'à présent que la Garde n'avait pas eu de nouvelles de leurs deux éclaireurs depuis près de six heures, elle devait déjà avoir envoyé un petit contingent sur place, en attendant le gros des forces. Asheron ne comptait pas lutter contre tout un bataillon de Gardes impériaux bien équipés. Il préférait les attaques précises et efficaces, aux risques faibles et limités. Il faudrait être rapide dans l'exécution, efficace dans la récolte et prompt au départ. La cage à âmes du Bacchanales attendait son plein. Et ses geôles auraient encore bien assez de place pour quelques jouets ou une ou deux nouvelles poupées. Si ces dernières n'étaient pas abondantes, et bien, il lui faudrait envisager l'assaut de zones d'habitations sur le chemin de retour.
" Que la vie de pirate ressemble à celle d'un investisseur de capitaux. "
Anarin, qui s'était mis à part avec son nouvel esclave, tourna la tête, et eut un léger sourire ironique avant de s'en retourner à ses petits plaisirs.
" L'assaut va être des plus terribles, Anarin. J'espère que tu as préparé suffisament de bâtons de collecte et d'esclaves. "
" Bien assez. Il n'y aura pas de contretemps. "
" Je l'espère pour ton âme, Anarin. Je l'espère, et le craint en même temps. "
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MessageSujet: Re: Raid sur les Manufactorum du nord.   11.04.08 12:52

La pointe nord de ces lieux n'était pas un lieu particulièrement important su un plan stratégique. Néanmoins, les pièces détachées que ses Manufactorum produisaient et livraient à la Garde Impériale offraient une marge profitable aux hommes d'Alexander. Hommes, femmes et enfants travaillaient nuit et jour pour soutenir l'effort de guerre, parfois au détriment de leur santé. Les chaînes de montage du Mechanicum, immenses et produisant étincelles et chaleur étouffante, exposaient les frêles êtres de chair à l'âme mûre à des blessures et des mutilations assez courantes pour devenir un évènement trivial de la vie des familles ouvrières.
Ce jour-là, comme tous les autres, plus de dix-milles personnes travaillaient sur les chaînes de montage et dans leur supervisation dans le complexe de Valnaï. Il était composé d'un immense immeuble de béton et d'acier qui contenait des dizaines de chaînes de production de matériel destiné aux blindés et à l'aviation de la Garde impériale. Obus, bombes, balles de gros calibres et quelques pièces détachées très demandées sortaient par centaines tous les jours. Actuellement, ils travaillaient tous pour fournir un nouveau régiment blindé. Une centaine de Baneblades et des centaines de Leman Russ et d'autres blindés lourds allaient bientôt rejoindre le front tau, et chacun travaillait d'arrache-pied pour terminer à temps l'ouvrage nécessaire à l'accomplissement des tactiques impériales. Le gouverneur Alexander avait expressément demandé que les impératifs soient tenus, sans quoi la brèche que les Liberators avaient commencé à creuser vers Ashari ne pourrait jamais être exploitée pour frapper l'ennemi en plein coeur. Une première pour les Cadiens depuis le début de la campagne. Une première qui montrerait peut-être aux Space Marines que tout n'était pas perdu sur Kronus, et que l'Imperium pouvait être rétabli ici.

Pourtant, une intelligence sombre et corrompue en avait décidé autrement. Une intelligence qui avait intérêt pour ses affaires et pour sa vie que la guerre continue et que les morts s'entassent encore et encore. Une intelligence qui désirait tortures et massacres, et avait besoin d'âmes fraiches. Les Eldars Noirs de la Cabale de la Violation allaient frapper un coup qui allait donner un bon départ, en quantité d'âmes, à leur campagne. Slaanesh appelait aux offrandes. Il en aurait quantité aujourd'hui.
[Coming soon !]
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